Sortons le 1er mai 2026 : l'union fait la force..

par FAU Schweiz

Cette année encore, la FAU et son organisation de jeunesse, la FAJ, seront présentes dans les rues le 1er mai. Tu trouveras ici les lieux de rendez-vous ainsi que le texte de mobilisation 2026

Lieux de rendez-vous pour le 1er mai

Bâle (FAJ)

Manifestation
Quand? 10 h
Où: Messeplatz

Bienne

Manifestation
Quand? 12 h
Où: Place de la gare

Festival 1er et 2 mai
Ateliers, débats et concerts. Pour plus d'infos, voir→ biel-bienne.faunion.ch

Soleure

Manifestation
Quand? 14.30 Uhr
Où? Kreuzackerplatz

FAU Winterthur

Manifestation
Quand? 10.30 h
Où? Steinberggasse

Berne

Manifestation des syndicats
Quand? 16 h
Où? Zytglogge

Manifestation révolutionaire
Quand? 18 h
Où? Rosengarten

pub quiz et soirée conviviale
Quand? des 18hs
Où? Café Kairo

St. Gallen

tbd

Texte de mobilisation de la FAU pour le 1er mai

Ensemble, nous sommes forts : adhérez au syndicat !

 

Où en sommes-nous en 2026 ? Quels sont les enjeux ? Texte de mobilisation de la FAU pour le 1er mai

Partie 1 : Coûts de la vie et de la santé

Coûts de la vie


La vie en Suisse devient toujours plus chère, et ce malgré un taux d’inflation au plus bas depuis cinq ans ! Pourtant, le taux d’inflation est un indicateur établi par la Banque nationale suisse qui exclut certains produits de son calcul, notamment ceux dont les prix fluctuent fortement, comme les denrées alimentaires périssables et saisonnières ou encore l’énergie et les carburants. Un autre instrument permettant de mesurer l’évolution des prix est l’indice des prix à la consommation (IPC). Ce dernier indique une augmentation exceptionnelle du niveau des prix au cours des cinq dernières années.

Nous ne payons pas seulement 4,1 % de plus pour les aliments et 8,8 % de plus pour les transports : se loger est aussi devenu nettement plus cher, avec une hausse de 14,6 %. Les coûts du système de santé seraient, quant à eux, en baisse de 1,9 %. Cependant, dans le calcul de l'IPC, les primes d’assurance-maladie sont exclues, ce qui fausse fortement le résultat. Depuis 2023, les primes augmentent chaque année d’au moins 6 %, même de 8,7 % en 2024. Pour 2026, une hausse de 4,4 % est attendue. Nous y reviendrons plus tard.

Les salaires, eux, n’ont pas suivi l’augmentation du coût de la vie dans la même mesure. Cela signifie qu’ils ont en réalité diminué, même si certains salaires sont indexés. Si l’on tient compte de l’inflation et du renchérissement décrit plus haut, un salaire (médian) vaut aujourd’hui 5,28 % de moins qu’en 2020. Autrement dit : si tu gagnais 5000 francs par mois en 2020 et que tu as toujours reçu une compensation du renchérissement (soit environ 5300 francs aujourd’hui), tu disposes actuellement de 280 francs de moins par mois qu’en 2020. Nous reviendrons plus en détail sur la question des salaires dans la deuxième partie de cette série de publications.

Caisses-maladie

Les primes des caisses-maladie représentent une lourde charge pour de nombreux ménages en Suisse. En 2026, la prime moyenne de l’assurance-maladie atteindra 393,30 francs. Certaines personnes assurées consultent rarement un·e médecin, car elles ont de la peine à payer les frais, étant donné qu’elles doivent assumer elles-mêmes les dépenses jusqu’au montant de la franchise. De plus, le Conseil Fédéral souhaite augmenter la franchise minimale de 300 à 400 francs. Ainsi, tout le monde est assuré, mais tout le monde n’a pas réellement accès aux soins. Les caisses-maladie privées en Suisse s’en réjouissent !

En Suisse, l’assurance-maladie est obligatoire, mais elle ne peut être conclue qu’auprès d’assurances privées. Selon la loi, celles-ci ne peuvent pas réaliser de bénéfices avec l’assurance de base, mais elles peuvent constituer des « réserves ». Au total, celles-ci sont passées de 7,3 à 7,8 milliards de francs entre 2024 et 2025. En revanche, il est permis de réaliser des bénéfices avec les assurances complémentaires et les assureurs ne s’en privent pas : en 2023, la CSS a encaissé 37 % de primes en plus pour les assurances complémentaires qu’elle n’a dépensé pour les prestations.

Faire du business avec notre santé est extrêmement lucratif. C’est pourquoi les dirigeants des assureurs maladie peuvent aussi s’octroyer des salaires princiers. En 2023, le directeur de Sanitas, Schönenberger, a reçu 956'486 francs ; Boyer, du Groupe Mutuel, s’est accordé 783'348 francs ; le CEO d’Helsana, Sonderegger, n’était pas en reste avec 750'880 francs. À ce sujet, nous donnons raison à Mauro Poggia, ancien ministre de la santé du gouvernement genevois, lorsqu’il déclarait : « Malheureusement, ces entreprises sont aujourd’hui dirigées par des managers mercenaires dont l’unique objectif est d’augmenter les profits et donc les dividendes. »

Partie 2 : Salaires et charge de travail

Salaires

Au cours des cinq dernières années, l’évolution des salaires a été contrastée. En 2020, une augmentation du salaire réel de +1,5 % a été enregistrée, tandis que de 2021 à 2023 l’évolution des salaires réels a été négative. Elle s’est située entre –0,8 % et –1,9 %. En 2024, les salaires réels ont de nouveau augmenté en moyenne de 0,7 %. Dans certains secteurs, les salaires réels ont enregistré une hausse de 3,8 % en 2024, tandis que dans d’autres branches, les salaires ont baissé de 1,5 %.

Le salaire réel correspond au salaire moins le renchérissement (inflation). Si les prix augmentent plus vite que les salaires, le salaire réel diminue. Il faut toutefois noter que les primes d’assurance-maladie ne sont pas prises en compte dans le taux d’inflation, ce qui signifie que l’évolution des salaires réels au cours des cinq dernières années était en réalité plus basse. Le salaire réel n’est qu’une valeur moyenne calculée sur l’ensemble des salaires . Selon les branches, les salaires ont donc augmenté ou au contraire diminué.

Charge de travail / burnout

Nous avons vu que beaucoup de choses deviennent plus chères et que, parallèlement, les salaires peinent à suivre. Il faut aussi constater que nous, les travailleur·euses, sommes beaucoup plus productif·ves. Concrètement, la Suisse a enregistré entre 2002 et 2021 une augmentation du produit intérieur brut par habitant de 19,2 %. En moyenne, la productivité du travail en Suisse augmente chaque année d’environ 0,7 à 1 %.

Qu’est-ce que cela signifie ? Outre le progrès technologique et les innovations de produits, un autre facteur de l’augmentation de la productivité est que les travailleur·euses doivent accomplir davantage de travail en moins de temps. Elles et ils deviennent ainsi plus productifs. La charge de travail en Suisse augmente d’année en année, tandis que les salaires progressent à peine. Or, une charge de travail élevée a aussi un prix. Nous, les travailleur·euses, le payons avec notre santé, tout en générant des profits plus importants pour les entreprises.

La part des personnes qui se sentent stressées au travail en Suisse est passée de 18 % en 2012 à 23 % en 2022. Parmi toutes les sollicitations au travail qui présentent des risques physiques ou psychosociaux pour la santé, c’est le stress qui a le plus augmenté. La proportion de femmes qui se sentent émotionnellement épuisées au travail et qui sont donc exposées à un risque accru de burnout est passée de 20 % en 2012 à 25 % en 2022.

Cette augmentation continue de la charge de travail a entraîné une hausse significative des absences pour cause de maladie. Les troubles psychiques et le burnout sont les principales causes de cette évolution. En 2024, les travailleur·euses sont resté·es en moyenne 8,6 jours à la maison pour cause de maladie ou d'accident. Les chiffres de deux grands assureurs d’indemnités journalières maladie montrent que les cas de maladies psychiques ont augmenté d’environ 60 % en dix ans. Les travailleur·euses sont le plus exposé·es dans l’hôtellerie-restauration, la construction, ainsi que dans le secteur social et de la santé.

Partie 3 : Profits et fortune

Profits des patron·nes


Dans les publications précédentes de cette série, nous avons montré que beaucoup de dépenses ont augmenté, tandis que les salaires stagnent et que nous sommes soumis·es à une charge de travail toujours plus élevée. Le travail réalisé qui ne nous est pas payé, ne se volatilise pas: nous générons les bénéfices des entreprises et donc les profits des riches. Même si le plus grand revenu de Suisse, le directeur de Holcim, a touché l’indécente somme de 45 millions de francs (ce qui correspond chaque jour à 17,5 fois le salaire mensuel médian en Suisse, soit 1,46 fois le salaire médian annuel), nous ne sommes pas uniquement scandalisés par les salaires de ces PDG, mais surtout du fait que les entreprises (et donc leurs propriétaires et investisseurs) s’enrichissent grâce à notre travail.

La Suisse se situe au milieu du classement international en matière de répartition des revenus. En revanche, la répartition des fortunes est très inégale : les 1 % les plus riches de la population suisse possède 45 % de la richesse du pays, et les 20 % les plus riches possèdent selon les estimations jusqu’à 88 % de la fortune totale. Au cours des quinze dernières années, les riches sont devenus encore plus riches: la fortune des 1 % les plus riches en Suisse a augmenté d’environ 12 %. La richesse ne se crée pas toute seule : il s’agit du profit généré par les travailleur·euses. Notre travail est donc la source des profits.

Profits des bailleur·esses


Dans la première partie de cette série, nous avons déjà parlé des coûts de l’assurance-maladie et de la hausse générale des prix. Nous n’avons pas encore abordé une autre dépense très importante : le logement. Plus de 60 % de la population en Suisse vit dans des logements loués et à peine 40 % dans un logement en propriété, ce qui représente l’un des taux de locataires les plus élevés au monde. Les loyers ont augmenté de 32 % en Suisse au cours des vingt dernières années, une affaire extrêmement lucrative pour les entreprises immobilières !

La Constitution fédérale prévoit que les personnes à la recherche d’un logement doivent pouvoir trouver, pour elles et leur famille, un logement approprié à des conditions abordables. Afin de garantir cela, le droit du bail prévoit que les propriétaires ne peuvent en principe obtenir qu’un rendement modeste. Dans un arrêt de principe rendu en 2020, le Tribunal fédéral a en outre précisé que ce rendement ne peut pas dépasser de plus de deux points de pourcentage le taux d’intérêt de référence. Qu’est-ce que cela signifie pour nous ?

Sur une année entière, les locataires paient en moyenne environ 4'440 francs de trop. C’est la conclusion d’une étude réalisée en 2022 par le Bureau d’études de politique du travail et de politique sociale (BASS), sur mandat de l’Association Suisse des Locataires (ASLOCA). Au total, environ 10 milliards de francs de trop se retrouvent chaque année dans les poches des propriétaires. Entre 2006 et 2022, les requins de l’immobilier se sont ainsi enrichis illégalement d’environ 78 milliards de francs.

Mais même si ce « surprofit » était empêché, les coûts du logement resteraient un problème. Depuis 2020, les loyers ont eux aussi augmenté plus fortement que les salaires (+9,9 %), et leurs effets sont moins atténués : le logement social n’est guère une priorité et les logements libres sont rares dans les villes. Le lobby des propriétaires a lancé ces dernières années une véritable salve de décisions judiciaires visant à affaiblir la protection des locataires. Par exemple, depuis 2024, les loyers peuvent être davantage augmentés après des rénovations, et les limitations de rendement ont été assouplies en 2020.

Partie 4 : Pauvreté et prestations sociales

De la pauvreté en Suisse ?


En Suisse, plus de 700'000 personnes sont touchées par la pauvreté et plus d’une personne sur six est menacée de pauvreté. La pauvreté touche particulièrement les enfants, les familles monoparentales et les personnes de plus de 65 ans. Ces groupes ont un risque particulièrement élevé de devenir pauvres. Pour beaucoup, cela signifie qu’elles et ils ne peuvent pas acheter des biens essentiels en quantité suffisante, comme les denrées alimentaires, ou qu’ils et elles risquent de perdre leur logement.

Assurances sociales / garantie des moyens de subsistance


La sécurité financière en Suisse repose sur deux piliers : d’une part, les assurances sociales comme l’Assurance-Vieillesse et Survivants (AVS), l’Assurance Invalidité (AI) et l’assurance-chômage, d’autre part, la garantie des moyens de subsistance par l’aide sociale et les prestations complémentaires. Dans le cas des assurances sociales, la question centrale est souvent de savoir qui a droit à quelle prestation et pour quelle raison. Dans la garantie des moyens de subsistance, la question de la faute ne devrait pas être déterminante, mais celle du besoin. Le critère décisif devrait donc être de savoir si une personne dispose de moyens suffisants pour assurer sa propre existence.

Les personnes qui n’ont pas assez d’argent pour vivre peuvent demander l’aide sociale ou des prestations complémentaires. L’accès à ces prestations est toutefois souvent difficile et s’accompagne d’une honte socialement intériorisée. Le système social suisse n’est pas conçu en premier lieu pour couvrir financièrement les personnes. L’objectif principal est plutôt de réintégrer les personnes concernées le plus rapidement possible sur le marché du travail. Les prestations financières dépendent souvent du degré d’effort fourni pour reprendre une activité professionnelle.

En mars 2026, dans le canton d’Argovie, une proposition intitulée « Le travail doit en valoir la peine » a été rejetée. Les partis de droite voulaient ainsi imposer qu’après deux ans d’aide sociale, le montant de base soit réduit de 5 %. Dans le même temps, Roland Müller, président de l’Union patronale suisse, a récemment affirmé que les salaires ne devaient pas nécessairement suffire pour vivre. Cette combinaison montre clairement la pression politique à laquelle les personnes touchées par la pauvreté sont aujourd’hui confrontées. Au lieu de renforcer la sécurité sociale, les réductions et la contrainte au travail continuent d’être encouragées.

De l'aide sociale au travail obligatoire


Dans de telles conditions, les personnes sont sanctionnées si elles ne suivent pas les directives des autorités. Cela peut signifier, par exemple, qu’une mère célibataire doit accepter un emploi alors qu’il est prévisible que le salaire sera bas et les conditions de travail mauvaises. Elle sort ainsi certes de l’aide sociale, mais doit ensuite se tuer à la tâche pour un salaire minimal et dispose de beaucoup moins de temps pour ses enfants. Il ne s’agit pas ici de lutter contre la pauvreté, mais notamment de pousser les personnes à accepter pratiquement toutes les conditions de travail et à prendre même les emplois les plus précaires.

L’aide sociale est organisée au niveau cantonal et dépend fortement des majorités politiques dans chaque canton. La Conférence Suisse des Institutions d'Action Sociale (CSIAS) publie régulièrement des recommandations, mais les cantons peuvent s’y référer de manière très différente. Les différences sont importantes en ce qui concerne le montant de base. Dans le canton de Berne, celui-ci s’élève à 1'006 francs par mois pour un ménage d’une personne, somme qui doit couvrir toutes les dépenses sauf le loyer, l’assurance-maladie et les coûts de santé. Pour un ménage de quatre personnes, ce montant n’est plus que de 538 francs par personne.

Les assurances sociales et la garantie des moyens de subsistance font régulièrement l’objet de débats politiques houleux, souvent attisés par les partis de droite. Les personnes touchées par la pauvreté, les chômeur·euses, les personnes en situation de handicap et les retraité·es sont souvent accusé·es d’abuser de l’État social, d’être paresseux·euses ou de constituer une charge pour la collectivité. Pourtant, celles et ceux qui recourent à ces prestations ne le font pas par confort, mais pour pouvoir survivre. Les personnes concernées sont placées sous suspicion générale, étroitement contrôlées et doivent souvent attendre longtemps avant d’obtenir une décision. Ce que ces personnes ont toutes en commun, c’est qu’elles doivent constamment se battre pour leur sécurité financière et prouver encore et encore qu’elles sont assez pauvres ou assez malades.

Partie 5 : Politique d’austérité, armée et syndicat

Paquet d’allégement 27


Malgré la croissance économique, les profits élevés pour les plus riches et la pauvreté rampante, la Suisse veut appliquer une politique d’économies et, comme souvent, cela se fait sur le dos de celles et ceux qui ont déjà peu. Le dernier projet du Conseil fédéral s’appelle Paquet d’allégement 27 et prévoit notamment des coupes dans la protection du climat, les chemins de fer, la protection sociale, la culture ainsi que dans la formation et la recherche. Les conséquences seront nombreuses, notamment le doublement des taxes d’études, ce qui rendra presque impossible l’accès aux études supérieures pour les personnes et les familles à bas revenus.

Économies vs dépenses militaires
On nous assène qu’il faut économiser partout parce que l’argent manque : les étudiant·e·s devraient s’endetter, la protection du climat sera négligée et la sécurité sociale affaiblie. Pendant ce temps, les dépenses militaires augmentent chaque année depuis 2021. En 2024, elles ont atteint 5,92 milliards de francs. Le budget de l’armée sera encore réhaussé: environ 2,7 milliards de francs supplémentaires devraient être investis chaque année. Pour financer cela, il est prévu d’augmenter la TVA, ce qui touche à nouveau le plus durement les travailleur·euses ordinaires et surtout les personnes vivant dans la précarité.

Conclusion


En Suisse, comme à l’international, nous faisons face à de grands défis. La situation devient plus précaire pour nous, les gens ordinaires, pour les travailleur·euses, tandis que de nouvelles guerres éclatent partout dans le monde et que des travailleur·euses de toutes les régions sont envoyés s’entretuer. L’autoritarisme gagne du terrain dans de nombreux pays et la course à l'armement bat son plein. Face à ça, nombreux·ses sont celles et ceux se sentant impuissant·es. Pourtant, les travailleur·euses peuvent elles et eux aussi être puissant·es et se battre pour leurs intérêts.

Au sein de la société — dans la masse des gens ordinaires — réside une force énorme. Si nous nous unissons, si nous mettons nos forces en commun, si nous nous organisons et résistons, nous pouvons nous aussi imposer un rapport de force et donner une direction à cette force sociale. Ensemble, nous pouvons lutter pour des salaires plus élevés, des logements abordables, un meilleur accès aux soins ou aux structures d’accueil pour enfants, et si nous sommes uni·es, nous pouvons aussi gagner. Peu importe d’où nous venons, notre genre ou qui nous aimons : lorsque nous nous unissons, nous nous donnons mutuellement de la force.

L’organisation qui nous permet d'unir nos forces, d’apprendre à prendre des décisions collectivement puis à agir en conséquence, c’est le syndicat de base. Avec chaque lutte que nous menons ensemble, nous nous rapprochons les uns de autres et apprenons à vivre ensemble car nous, les travailleur·euses, sommes toustes différent·es. Nous parlons de nombreuses langues, vivons dans des contextes culturels variés et sommes confronté·es à des injustices très diverses. Mais ce qui nous unit vraiment, c’est la lutte pour nos intérêts communs.

L'union fait la force — rejoins le syndicat !

Vive le 1er mai !