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Chroniques de Travail: «Le chef a aucune idée du terrain»

Je m’appelle Selim et je travaille à temps partiel comme art-thérapeute dans une structure d’accueil pour personnes en situation de handicap. Normalement, j’ai pas mal de liberté dans mon travail et j’aime bien ce que je fais. Mais quelques mois après mon engagement, on m’a informé que j’avais le choix de prendre quatre de mes cinq semaines de vacances en bloc en été ou de travailler pendant cette période dans un des groupes où vivent les résident∙es. Apparemment, les autres animateur∙ices ont demandé de pouvoir travailler dans les groupes pour éviter de devoir prendre pratiquement toutes leurs vacances d’un coup juste parce que les ateliers ferment pendant l’été où moins de résident∙es sont présent∙es. Mais c’est évident qu’il faut aussi que nous remplacions les collègues qui partent en vacances en été et que c’est pour ça que les ateliers ferment et que nous devons aider aux soins.

Moi personne m’a dit que j’avais le choix de prendre mes vacances au lieu de travailler dans un groupe. Au contraire, on m’a dit que je devais aller dans un groupe. De plus, même si la plupart de mes collègues animateur∙trices sont aussi des ASSC (assistant∙es en soins et santé communautaire), moi je n’ai jamais été dans les soins et mes supérieurs le savaient. Au début on m’a fait travailler avec quelqu’un qui faisait tous les soins, mais au bout du troisième jour, il a été muté à un autre groupe. Ma nouvelle collègue ne savait pas que je n’étais pas ASSC et m’a simplement dit de faire la douche à Untel ou de laver Unetelle sans aucune instruction. Parfois il fallait soulever des personnes qui pèsent 80 kilos et plus. Je devais aussi habiller les personnes, leur mettre des bas de contention. Je n’avais jamais fait ça ! Et ce n’est que le lendemain, quand j’ai vu une collègue mettre des bas que j’ai réalisé que la veille je n’avais pas fait tout juste.

Vu qu’il n’y a pas vraiment de chef∙fe dans ces groupes à qui j’aurais pu demander des choses, je ne savais par exemple pas si je pouvais prendre des pauses. Et comme je ne fume pas, j’ai fini par ne pas en prendre. A midi, on aide les résident∙es à manger puis on se met à table avec les résident∙es qui arrivent à manger elleux-mêmes. Les collègues qui fument prennent une petite pause clope après le repas, mais les autres ne décrochent jamais vraiment du travail.

Un jour, j’ai observé une situation qui m’a vraiment choqué. Ne savant pas si c’était normal qu’une résidente se fasse traiter de telle manière, j’en ai parlé à mon supérieur direct, le responsable des ateliers. Il est ici depuis 30 ans, il a bossé dans tous les groupes, il connaît les histoires de tout le monde, contrairement au grand chef qui est censé superviser les groupes, mais qui n’y va jamais et qui ne sait rien des résident∙es. L’autre jour il était étonné quand on lui a dit qu’une des résidentes était autiste… ! Heureusement que mon responsable direct a pris les choses en main, après que je lui ai parlé de l’incident que j’avais observé, et il est allé parler au grand chef. Il s’est avéré que celui-ci avait donné son accord pour le traitement de la résidente concernée, même s’il n’en savait strictement rien. Finalement, la résidente a été pris en charge différemment et a pu changer de groupe.

Pourtant, ce n’était pas du tout son rôle ou sa responsabilité de le faire. Mais c’est tout le temps comme ça, notre chef il se décharge de tout sur tout le monde. En même temps il pense qu’il sait tout parce qu’il a fait des études. Mais il est beaucoup trop dans la théorie, il a aucune idée du terrain. Alors il n’arrête pas de nous demander des choses qui ne sont pas dans notre cahier de charges ou pour lesquelles on est pas du tout formé. On m’a donc demandé d’effectuer des travaux qui ont un coût important et pour lesquels je n’ai pas les compétences. C’est un énorme projet et on n’arrête pas de me demander où ça en est. Et si je fais quelque chose et ça ne marche pas, ce sera aussi de ma responsabilité…

On a donc un vrai problème de manque de personnel, mais aussi de chef∙fes qui ne connaissent pas le travail de terrain et nous donnent alors des tâches pour lesquelles nous ne sommes pas formés ou nous font porter des responsabilités qui seraient les leurs. J’essaie d’en parler avec mes collègues mais ce n’est pas toujours simple, la plupart des personnes s’accommodent avec la situation et font du mieux qu’elles peuvent.

 

Selim

Chronique de travail

Les chroniques du travail ont toujours été un outil syndical. Les travailleurs et les travailleuses y décrivent leur quotidien. On y raconte les difficultés, le manque de moyens, les méthodes de management, la division du travail, les horaires, l’intensité des tâches, la fatigue, etc. On y décrit également l’impact du travail sur nos vies.

Ces chroniques permettent aux membres du syndicat de se tenir au courant de ce qui se passe dans les autres secteurs, d’y voir des similitudes ou encore d’anticiper des nouvelles méthodes que tentent sans cesse d’implémenter le patronat pour nous exploiter et dominer toujours plus. Elles sont aussi de précieuses informations pour le travail d’analyse du syndicat et lui donnent les moyens d’affiner sa stratégie et ses revendications.

Nous souhaitons publier régulièrement des chroniques de travail. Envoyez-nous vos textes à  nous

Elles peuvent être écrites dans votre propre style, pas besoin de se formaliser ! Nous pouvons aussi vous aider à la rédiger.

Prekarisierung beim Namen nennen

Arbeit auf Abruf, befristete Arbeitsverträge, geringfügiger Beschäftigungsgrad oder Temporärarbeit: Immer mehr Menschen arbeiten unter sogenannten „atypischen“ Arbeitsbedingungen. Diese zeichnen sich durch mangelnde sozial- oder arbeitsrechtliche Abdeckung sowie mangelnde Existenzsicherung aus. So atypisch sind diese Beschäftigungsformen keineswegs, denn laut dem Bundesamt für Statistik waren 2022 rund 10 % aller Arbeiter*innen in der Schweiz in einem solchen Arbeitsverhältnis beschäftigt.

Der von offizieller Seite sehr beschönigende Begriff verschleiert, was atypische Arbeitsverhältnisse in erster Linie sind: prekär. Die Arbeiter*innen können sich bei gleichbleibenden oder aktuell steigenden Lebenshaltungskosten nicht auf ein regelmässiges Einkommen verlassen.

Beispielsweise kann aufgrund saisonaler Nachfrageschwankungen bei der Arbeit auf Abruf weniger gearbeitet werden als erwartet, während gleichzeitig von den Arbeiter*innen oftmals maximale Flexibilität verlangt wird. Dadurch nimmt das Arbeitsverhältnis, obwohl nicht oder nur wenig gearbeitet und Geld verdient werden kann, sehr viel Raum und Zeit im Leben der Arbeiter*innen ein. Oder Temporärarbeiter*innen wird innert weniger Tagen gekündigt und wann und ob das entsprechende Personalverleihbüro eine Stelle findet, ist unsicher. Bei offiziellen Zahlen zu „atypischen“ Arbeitsbedingungen nicht eingerechnet sind Arbeiter*innen in der Gig Economy – also Freelancer*innen, die sich über das Anbieten ihrer Arbeit auf Plattformen von Auftrag zu Auftrag hangeln. Ebenfalls nicht eingeschlossen werden Working Poor, also Menschen, die trotz einer hohen Beschäftigung ihre Lebenshaltungskosten nicht oder nur knapp decken können. Laut SRF lebten in der Schweiz im Jahre 2023 Schätzungen zufolge 300‘000 Menschen, auf die diese Definition zutrifft. Da armutsbetroffene Menschen stark stigmatisiert werden, kann davon ausgegangen werden, dass die Dunkelziffer deutlich höher sein dürfte. Abschliessend muss betont werden, dass Einkommensunsicherheiten oder -schwankungen, also die definierenden Charakteristika von Prekarisierung, sich nicht nur auf Arbeitsverhältnisse beziehen können. So kann auch die Höhe von Sozialversicherungsbeiträgen oder der Sozialhilfe Schwankungen unterliegen, etwa aufgrund von Sanktionen oder Uneinigkeit bei der Zuständigkeit. Und die Lebenssituation all der betroffenen Menschen kann durch verschiedene Umstände nochmals prekärer werden, etwa wenn das Einkommen noch tiefer wird (z. B. aufgrund von Krankheit) oder die Lebenshaltungskosten steigen.

Kurz: Prekarisierung kann jede*n treffen und führt zu finanzieller sowie psychischer Belastung. Doch obwohl immer mehr Menschen unter prekären Bedingungen leben und arbeiten, gibt es kaum niederschwellige Angebote zur finanziellen Unterstützung.

Der FAU-PrekariFonds

Genau aus diesem Grund haben wir den FAU-Prekarifonds gegründet. Um FAU-Mitglieder in prekären Situationen unterstützen zu können, erhält der FAU-PrekariFonds 10 % aller Mitgliederbeiträge der FAU. Alle FAU-Mitglieder können beim FAU-PrekariFonds pro Jahr bis zu 500.- Franken beantragen. Wir haben uns darum bemüht, den Antrag so simpel und niederschwellig wie möglich zu halten. Die Anträge werden mit höchster Diskretion behandelt und die Daten innerhalb eines buchhalterischen Jahres gelöscht. Der FAU-PrekariFonds legt jeweils an der Mitgliederversammlung Rechenschaft über die getätigten Ausgaben ab.

Das Antragsformular kann auf der FAU-Webseite (www.faunion.ch) heruntergeladen und anschliessend ausgefüllt an die Mail des Prekarifonds geschickt werden.

Hast du Fragen zum PrekariFonds, möchtest du gerne selbst in der AG FAU-PrekariFonds aktiv werden oder benötigst du finanzielle Unterstützung? Dann melde dich:

Den Rotstift brechen! Widerstand in der UPD

Am 16. März 2024 fand in Bern eine Demonstration für die Finanzierung der Angebote der UPD statt. Durchgeführt wurde sie von der FAU sowie von organisierten Arbeiter*innen und Nutzer*innen dieser Angebote.

 

Am 24. Januar 2024 wurde folgende Nachricht in die Chats der angesprochenen Gruppen geschickt:

«In der UPD (Psychiatrie in Bern) wurde heute kommuniziert, dass die Soziale Arbeit weggespart wird. 1000 Stellenprozente werden gestrichen und es werden wohl alle entlassen. Wir als FAU (Branchensyndikat Soziales und Region Mitte) sollten uns bereit machen, zu reagieren.»


Und damit hatte es begonnen! Die Sparmassnahmen, welche von den Universitären Psychiatrischen Dienste Bern (UPD) kommuniziert wurden, betreffen allesamt Angebote im Bereich der sozialen Dimension psychischer Erkrankungen. Der interne Sozialdienst soll verkleinert, die Werkstatt «Holzplatz» geschlossen und die Finanzierung für das «Freizeitzentrum metro» sowie das «Recovery College Bern» vollständig gestrichen werden. Die Empörung bei den Arbeiter*innen und Nutzer*innen ist riesig! Vor zwei Jahren hat sich innerhalb der FAU ein starkes Syndikat der Arbeiter*innen in den sozialen Bereichen formiert und genau dieses Branchensyndikat Soziales wurde nach der Veröffentlichung der Sparmassnahmen kontaktiert. Innert kurzer Zeit entstand eine Gruppe aus Betroffenen dieser Kürzungen – aus allen genannten Angeboten sind Personen aktiv dabei.

Gemeinsam wurde eine Kampagne erarbeitet. In diesem Rahmen entstanden 14 Videos mit Stimmen von Nutzer*innen und Fachpersonen über die unterschiedlichen Angebote. Es entstanden Medienbeiträge in der WOZ und im Radio RaBe. Es wurden Flyer und Buttons erstellt. Und es wurde für die Demonstration am 16. März mobilisiert. All das schuf Sichtbarkeit für den Widerstand gegen die Sparmassnahmen.

Am 16. März um 14:00 Uhr war es dann so weit. Hunderte Menschen versammelten sich auf dem Rathausplatz und zogen gemeinsam durch die Stadt und auf den Waisenhausplatz. Auf dem Waisenhausplatz angekommen, wurde die Plattform genutzt, um den Betroffenen eine Stimme zu geben. Nutzende, Peers, aktuelle Patient*innen und Angestellte kamen zu Wort.

Diese bunte und facettenreiche Demo konnte etwas ganz Besonderes erreichen. Sie konnte eine kämpferische Stimmung aufbauen und gleichzeitig Platz schaffen für vulnerable Menschen, die zum Teil an ihrer ersten Kundgebung überhaupt waren. Sie konnte gewerkschaftliche Themen, Anliegen der Sozialen Arbeit und Mental Health Aspekte verbinden und sichtbar machen. All das ist besonders, weil es sich um Facetten handelt, die gesellschaftlich eher wenig Raum bekommen oder sogar aktiv verdrängt werden. Doch zahlreiche Rückmeldungen haben gezeigt: Die organisierten Arbeiter*innen und Nutzer*innen sowie die Mitglieder der FAU konnten eine Plattform für genau das schaffen!

Erste Erfolge konnten schon gefeiert werden! Das Freizeitzentrum «metro» wurde nicht wie anfangs angekündigt per sofort geschlossen und die Kürzungen im Sozialdienst fallen wohl nicht so hoch aus, wie gedacht. Trotzdem – für viele Arbeiter*innen ist noch unklar, wie es mit ihrer Stelle weitergeht. Für viele Nutzer*innen ist noch unklar, wo in Zukunft ihre soziale Teilhabe an der Gesellschaft ermöglicht wird. Für viele Fachpersonen der Sozialen Arbeit im Gesundheitsbereich ist noch unklar, ob es sie vielleicht als Nächstes trifft. Somit heisst es: weiterkämpfen!

Für das Kollektiv der organisierten und aktiven Personen der UPD und der FAU stehen die nächsten Schritte an. Fest steht, dass es eine längerfristige Organisierung braucht, um die Angebote retten zu können. Im sozialen Bereich wird seit längerem gekürzt, eingespart und abgebaut. Dieser Entwicklung heisst es auf verschiedenen Ebenen entgegenzuwirken! Deshalb rufen wir Sozis auf, sich zu organisieren und sich gegen diese Entwicklungen zu wehren. Als Basis, als Arbeiter*innen, als (Mit-)Betroffene.

Branchensyndikat GPSoz

 

Ausschnitt aus der Rede

(Damit auch hier die Betroffenen zu Wort kommen, wird ein Teil einer Rede abgedruckt. Geschrieben wurde sie von Mitarbeiter*innen des Sozialdienstes der UPD, welche anonym bleiben.)


Stellt euch vor: Ihr habt einen guten langjährigen Freund, er ist verheiratet und hat zwei Kinder und wohnt in einem Reihenfamilienhaus. Eines Tages erzählt er euch, dass seine Frau sich plötzlich von ihm trennen will – er muss ausziehen und zieht in eine teure Wohnung in der Nähe.

Eurem Freund geht es seither gar nicht gut. Er leidet an einer Depression und darunter, dass er die Kinder viel weniger sieht, fühlt sich einsam und schlecht behandelt. Er beginnt wieder, vermehrt zu trinken. Dies merkt nach einiger Zeit auch sein Arbeitgeber und gibt ihm eine Verwarnung. Die Rechnungen häufen sich und er weiss nicht mehr wie weiter. Er fällt noch tiefer in die Krise und muss schlussendlich suizidal von seinem Hausarzt auf eine Akutstation der UPD Bolligenstrasse eingewiesen werden.

 


Dort hat er Arztgespräche und erhält Medikamente. Da er sich schämt, erwähnt er seine finanziellen Probleme nicht und es fragt auch niemand spezifisch nach. Er erhält eine Kündigungsandrohung des Vermieters, es droht die Obdachlosigkeit, die Schulden häufen sich.

 


Bisher war es in der UPD so, dass sehr bald ein*e Sozialarbeiter*in das Gespräch mit eurem Freund suchte und eine Beratung anbot. Es braucht

ein Gespräch mit seiner Ex-Frau, damit die Kinderbetreuung neu geregelt wird
ein Telefonat mit dem Arbeitgeber
ein Gespräch mit dem Vermieter bezüglich der offenen Miete
und noch vieles mehr.

[…]

Und jetzt stellt euch vor, euer Freund kommt aus einem Land im Krieg. Er war über Monate und Jahre auf der Flucht, erlebte dabei gefährliche und traumatische Situationen. In der Schweiz durchläuft er das Asylverfahren. Die fehlende Tagesstruktur, das Wiedererleben der traumatischen Erfahrungen, die Sorge um seine Familie – er kann den Kontakt zu ihr nicht mehr herstellen – die schlaflosen Nächte im Mehrbettzimmer und die Ungewissheit über den Ausgang des Asylverfahrens setzen ihm zu. Der Hausarzt stellt die Belastung fest und überweist euren Freund mit Verdacht auf eine posttraumatische Belastungsstörung an die Sprechstunde für transkulturelle Psychiatrie der UPD. Die Sozialarbeiterin nimmt sich folgenden Themen an:

Tagesstruktur: Vernetzung mit kostenlosen Angeboten (Deutschkurs, Sport, interkultureller Treff), Organisation der Reisekosten
Asylverfahren: Kontakt mit der Rechtsvertretung zur Klärung des Standes des Verfahrens (sind alle Beweismittel eingereicht, braucht es medizinische Berichte?)
Vernetzung mit dem Suchdienst SRK für die Suche seiner Familie
Unterbringung: Kontakt mit der Kollektivunterkunft zur Verbesserung der Wohnsituation

Voraussetzung für die Bearbeitung der Themen eures Freundes sind eine sorgfältige Situationserfassung, Auftragsklärung und Beziehungsgestaltung, sprich Zeit und Verständnis, damit er sich öffnen und auch über schambesetzte Themen sprechen kann. Und natürlich braucht es spezifisches Fachwissen, um für die komplexe Situation nachhaltige Lösungen zu finden und eurem Freund zu vermitteln, dass solche möglich sind.


In der UPD werden u.a. Patient*innen mit akuter Gefährdung, Mehrfachdiagnosen und in widrigsten sozialen Umständen, behandelt. Das bedeutet ein hoher Arbeitsaufwand, intensive Begleitung und emotionale Belastung für die Behandelnden. Um diesen Kraftakt zu vollbringen, braucht es ein interdisziplinäres Behandlungsteam, das Fachwissen vereint und zu Gunsten der Patient*innen Hand in Hand arbeitet.


Gemäss der WHO und international anerkannten Standards ist für die psychische Genesung eine stabile soziale Situation unerlässlich oder anders gesagt: Psychotherapie und Psychopharmakologie helfen nicht gegen die Betreibung, die Obdachlosigkeit oder den negativen Asylentscheid.


Wir kämpfen dafür, Menschen in der sozialen Dimension weiterhin qualitativ gut und menschenwürdig beraten zu können. Sozialarbeit schafft Zugänge und Teilhabe für jene Menschen, die aufgrund von kritischen Lebensereignissen und äusseren Bedingungen ins Strudeln geraten sind. Und an dieser Stelle möchte daran erinnert werden - das kann uns alle treffen! Sozialarbeit vertritt ihre Interessen. Und Interessen meint hier ganz bescheiden Grundbedürfnisse, die zu einem menschenwürdigen Leben gehören. Sozialarbeit gehört nicht eingespart und gekürzt, im Gegenteil, sie gehört dem Bedarf entsprechend ausgebaut, zum Ausgleich der Ungleichheiten in unserer Gesellschaft und als tragenden Pfeiler für den sozialen Frieden!

Campagne pour de bonnes conditions dans les apprentissages !

La FAJ-Suisse lance une campagne pour les droits des personnes en apprentissage. L'objectif de cette campagne est de faire connaître leurs droits aux personnes en apprentissage et de leur montrer comment défendre leurs droits et s'organiser.

Pendant leur apprentissage, la plupart des apprenti∙es ne rencontrent pas de syndicat ou seulement les syndicats centralistes. Nous voulons leur présenter la FAJ comme une alternative combative à ces derniers.

La FAJ-Suisse a été créée dans le but d'offrir aux jeunes et aux apprenti∙es un cadre dans lequel ils/elles peuvent défendre leurs droits et leurs revendications. La FAJ se considère comme un syndicat qui prend en compte et soutient les intérêts et les besoins des jeunes salarié∙es.

 

Nous souhaitons aborder les points suivants :

  • Droits des apprenti∙es dans la formation
  • Manipulation de substances toxiques et santé
  • Discrimination, stress et charge mentale
  • Temps de travail et salaire
  • Satisfaction au travail
  • Formation aux bonnes pratiques


Revendications pour améliorer la situation actuelle :

Salaires minimaux plus élevés pour tous∙tes les apprenti∙es

1ère année d'apprentissage : CHF 1000.-

2ème année d'apprentissage : CHF 1500.-

3ème année d'apprentissage : CHF 2000.-

4ème année d'apprentissage : CHF 2500.-

Prise en charge de tous les frais de formation et de matériel et mise à disposition de l'équipement de travail par l'entreprise formatrice ou le canton.

Prise en charge des frais de transports publics par l'entreprise formatrice ou le canton.

Actuellement, nous élaborons nos revendications, rédigeons des dépliants, des brochures, etc. et faisons des recherches. A l'avenir, nous voulons nous rendre dans les écoles professionnelles et faire des présentations. Pour cela, nous avons besoin de ton aide ! Car nous voulons étendre la campagne à un maximum de villes ! Ce serait donc bien si vous pouviez aussi lancer la campagne dans votre ville :).

Si tu veux participer en tant qu'individu ou avec ton syndicat, n'hésite pas à nous contacter sur Instagram (@faj_schweiz) ou par mail

Salutations solidaires,

FAJ-Suisse

Appeler la précarité par son nom

Travail sur appel, contrats de travail à durée déterminée, taux d'occupation minime ou emploi temporaire : de plus en plus de personnes travaillent dans des conditions dites « atypiques » qui se caractérisent par un manque de couverture sociale, d’accès au droit du travail ainsi que de garantie de pouvoir subvenir à ses besoins vitaux. Pourtant, ces formes d'emploi ne sont pas si atypiques que cela, puisque l'Office fédéral de la statistique a constaté qu’environ 10 % des travailleur∙euses en Suisse étaient employé∙es dans un rapport de travail de ce type en 2022.

Le terme très enjolivé employé par les autorités masque ce que ces « rapports de travail atypiques » sont en réalité : précaires. Les travailleur∙euses ne peuvent pas compter sur un revenu régulier alors que le coût de la vie reste inchangé ou augmente, comme c’est le cas en ce moment.

En raison des fluctuations saisonnières de la demande, le travail sur appel peut par exemple assurer moins d’heures que prévu, alors qu'une flexibilité maximale est souvent exigée des travailleur∙euses. Ainsi, bien qu'il ne soit pas ou peu possible de travailler et de gagner de l'argent, le travail prend beaucoup de place et de temps dans la vie des travailleur∙euses. Ou alors, les employé∙es temporaires sont licencié∙es en l'espace de quelques jours et il n'est pas certain quand et si l’agence leur trouvera un autre poste. Les chiffres officiels sur les conditions de travail « atypiques » ne tiennent pas non plus compte des travailleur∙euses de la gig economy, c'est-à-dire des indépendant∙es qui passent de contrat en contrat en proposant leur travail sur des plateformes en ligne. Ne sont pas non plus inclus les working poor, c'est-à-dire les personnes qui, malgré un taux d’emploi élévé, ne parviennent pas ou à peine à couvrir leurs frais de subsistance. Selon la télé suisse alémanique, on estime qu'en 2023, 300 000 personnes répondant à cette définition vivaient en Suisse. Comme les personnes touchées par la pauvreté sont fortement stigmatisées, on peut supposer que le nombre de cas est en vérité nettement plus élevé. Enfin, il convient de souligner que l'insécurité ou les fluctuations de revenu, c'est-à-dire les caractéristiques définissant la précarité, ne peuvent pas se rapporter uniquement aux rapports de travail. Ainsi, le montant des cotisations sociales ou de l'aide sociale peut également être soumis à des fluctuations, par exemple en raison de sanctions ou de désaccords sur l’autorité compétente. Enfin, la situation de vie de toutes ces personnes peut être rendue encore plus précaire par différentes circonstances, par exemple lorsque le revenu baisse encore (notamment en raison d'une maladie) ou lorsque le coût de la vie augmente.

Bref, la précarité peut toucher tout le monde et cause des soucis financières et psychiques. Pourtant, bien que de plus en plus de personnes vivent et travaillent dans des conditions précaires, il n'existe pas d'offres de soutien financier à bas seuil.

Le fonds de précarité de la FAU

C'est précisément pour cette raison que nous avons créé le fonds de précarité de la FAU. Afin de pouvoir soutenir les membres de la FAU qui se trouvent dans des situations précaires, le fonds reçoit 10 % de toutes les cotisations de membres de la FAU. Tous les membres de la FAU peuvent demander jusqu'à 500 francs par an au fonds de précarité. Nous nous sommes efforcés de rendre la demande aussi simple et facile que possible. Les demandes sont traitées avec la plus grande discrétion et les données sont effacées dans le délai d'une année comptable. Le fonds rend compte des dépenses effectuées annuellement lors de l'assemblée générale.

Le formulaire de demande peut être téléchargé sur le site internet de la FAU (www.faunion.ch) puis envoyé aux Adresse électronique du fonds.

As-tu des questions au sujet du fonds de précarité, voudrais-tu faire partie du groupe de travail qui s’en occupe ou as-tu besoin de soutien financier ? Alors écris-nous

Fondation de la FAU Winterthur

Déclaration de fondation du syndicat local et interprofessionnel de Winterthur de la FAU Suisse

28. Mars

Avec cette lettre, nous nous présentons pour la première fois au public et posons la première pierre du syndicat local de la FAU Suisse à Winterthur. Nous, travailleur∙euses de la région de Winterthur, nous nous organisons dès maintenant, au niveau interprofessionnel, pour défendre ensemble les intérêts de notre classe. Ainsi, nous garantissons l'accès à nos structures à tous∙tes les salarié∙es qui ne sont pas en position de licencier des autres ou de travailler pour l'appareil répressif (de l'État). Avec ces structures, nous repousserons, selon nos capacités et nos possibilités, les attaques constantes contre nos conditions de travail et nos moyens de subsistance et nous lutterons pour des améliorations constantes.

Nous savons que la société de classes dans laquelle nous sommes exploité∙es ne peut être abolie que par le dépassement du capitalisme. Nous voulons une société sans classes, dans laquelle le travail et la vie sont déterminés, organisés et gérés par nous-mêmes. Cela nécessite une transformation sociale fondamentale : la révolution sociale.

Alors que les entreprises réalisent des profits que leurs propriétaires et actionnaires se versent à eux/elles-mêmes selon leur bon vouloir, ils/elles nous versent des salaires qui suffisent à peine à nous faire vivre, et encore moins nos familles. Ce modèle économique contrôle ainsi nos conditions de vie au profit de quelques-un∙es. Ce système garantit la domination de la minorité des capitalistes sur la majorité des travailleur∙euses. La défectuosité du capitalisme produit des crises qui reviennent sans cesse et qui font partie intégrante du système. La surproduction poussée à outrance par les capitalistes, qu'ils/elles ne peuvent plus écouler, a pour conséquence qu'ils/elles licencient leurs employé∙es, ferment des usines ou réduisent les prestations sociales. C'est toujours nous qui en faisons les frais.

La prochaine crise est déjà en train de se déployer pleinement : alors que le climat devient de plus en plus préoccupant, le capitalisme déplace sa logique d'exploitation destructrice vers la pénurie d'énergie et les guerres, dont nous, les travailleur∙euses, devons encore faire les frais. Il est grand temps que nous nous unissions pour faire face à cette évolution !

Solidaires et respectueux∙euses de nos propres capacités et de notre santé, nous voulons mettre en commun nos problèmes et nos capacités et trouver ensemble des solutions fiables. Car beaucoup d'entre nous, travailleur∙euses, découvrent chaque jour où se situent les problèmes, dans nos entreprises, dans les administrations et dans notre porte-monnaie! Pour pouvoir changer efficacement nos situations, nous avons besoin d'une organisation qui nous soutienne dans notre vie quotidienne.

Et c'est précisément ce que nous voulons construire à Winterthur, organisé de manière fédéraliste par la région Est avec la FAU Suisse et, au-delà, par Syndibasa avec d'autres syndicats de base de Suisse et à travers Confédération internationale du travail avec les anarchosyndicalistes du monde entier.

Contrairement aux syndicats de la paix sociale comme UNIA, le SSP ou les autres membres de l'Union syndicale suisse, nous ne misons pas sur un partenariat social avec les capitalistes et l'État. Nous sommes indépendant∙es des institutions publiques et privées et fonctionnons par notre propre action collective, sans rien faire miroiter.

En partant de Winterthur, nous allons nous renforcer mutuellement, nous former et nous conseiller mutuellement, porter nos revendications dans la rue et dans les entreprises. Nous soutenons les luttes en cours dans la région, organisons des événements des formation, par exemple sur la nécessité de se syndiquer, participons au cortège et aux festivités du 1er mai à Winterthur. Nous sommes également présent∙es à Winterthur avec notre stamm régulier pour se rencontrer, se connecter et se soutenir. Les membres de la FAU peuvent aussi participer à l'assemblée générale mensuelle, au cours de laquelle nous analysons constamment la situation actuelle, nous réfléchissons et prenons les décisions tactiques et stratégiques pour le syndicat local par un consensus démocratique de base.

Nos structures doivent toujours être adaptées à nos capacités. Les nouveaux∙elles membres doivent être intégré∙es et avoir la possibilité, comme tout le monde, de sonder l'horizon de notre organisation. Nous veillons à une rotation constante des tâches et cultivons le savoir et la force communs afin d'aplanir les hiérarchies. Nous nous engageons activement contre la discrimination et la division de la classe à l'intérieur et à l'extérieur de notre organisation.

Face aux problèmes sur nos lieux de travail, le harcèlement administratif, l'isolement, le sentiment d'impuissance et l'aggravation générale de la situation mondiale, nous voyons la nécessité de nous organiser. Nous nous organisons ensemble pour créer des structures qui peuvent s'opposer aux conditions de cette société de classe.

C'est pourquoi nous appelons tous∙tes les travailleur∙euses de la région à s'organiser avec nous!

Construisons des structures pour pouvoir nous soutenir mutuellement !

Le syndicat local interprofessionnel de la FAU Suisse à Winterthur